Pas question, pour Isabelle et Marie-Ange, animatrices des enfants de l’Eveil à la foi, de commencer leur séance avec eux, ce matin, en mimant l’homme, né aveugle, guéri par Jésus et dont parle aujourd’hui l’Evangile de Jean (9, 1.6- 9.13-17.34-38).
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Non. Il s’agit comme toujours, au moyen d’une activité manuelle (BD, coloriage), de leur faire comprendre une parole ou une action de Jésus, aujourd’hui ce passage d’Evangile où il rend la vue à un « non voyant », dirait-on aujourd’hui. « Jésus a donné la vue à cet aveugle pour lui permettre de voir et d’admirer la vie telle qu’elle est », leur dit Isabelle, amenant les enfants à réfléchir que nous sommes tous parfois aveugles, quand nous ne voyons pas les beautés de la vie : les merveilles de Dieu dans la nature, son amour, au travers de la gentillesse d’un ami ou le câlin de la maman. Là encore, M. Internet rend service aux animatrices. Isabelle a trouvé, sur un site de catéchèse, cette histoire de l’aveugle-né racontée en plusieurs petits dessins-vignettes, qu’elle propose aux grands de découper puis de remettre dans l’ordre du texte, façon BD. Et ce, après leur avoir lu le texte de Jean et leur avoir conseillé de regarder attentivement les vignettes. Ce petit exercice ne prenant pas beaucoup de temps, elle leur suggère ensuite de masquer, au moyen d’un bandeau en feutrine, préparé par elle, les yeux d’une silhouette imprimée sur papier préalablement plastifié par ses soins. Pendant ce temps, les plus petits, sous l’oeil bienveillant de Marie-Ange, s’appliquent, crayons ou feutres de couleurs en main, à un coloriage de cette parabole de l’aveugle-né. Quand la séance est terminée, tous, bandeau en papier crépon sur les yeux, rejoignent la communauté paroissiale réunie à l’église pour la messe et se présentent au Père Guillaume pour qu’il les en libère, les enfants découvrent alors la joie qu’il y a à pouvoir se servir de ses yeux et que Jésus peut être, s’ils le veulent, la lumière de leur vie.

Jacqueline HUBER