Une vie en communauté bien dynamique ce mois-ci avec, le lundi 22 mai, la célébration d’un autre centenaire : celui de Mme Akofala, par nos amis togolais, à laquelle tous les paroissiens étaient invités.

Saint-François de Sales était encore en fête ce lundi matin à 11 heures, où chatoyait dans ses allées, avant que ne commence la messe, le fuchsia luisant du satin des tuniques des femmes et des étoles des hommes, rehaussant le pied-de-poule blanc et bleu des jupes des uns et des pantalons des autres ? Des couleurs en parfaite harmonie. Avec, imprimé en médaillon, trônant sur toutes les poitrines, l’effigie de leur « reine », leur mère, mamie, tante, grand-tante : Akofala dont on fêtait ce jour le centenaire de la naissance. Décédée le 16 mai 2010 à Gifhorn, en Allemagne, Madame Akofala Vinolia Comfort Grunitzky, née Baeta, était l’ex-première dame du deuxième président de la République du Togo, Nicolas Grunitzky (de 1963 à 1967) et veuve de ce dernier. Protestante presbytérienne, elle avait été présidente nationale de Bibliahabobo de l’Eglise évangélique du Togo, ce qui expliquait la présence au premier rang de l’église d’une femme pasteure saluée, dès l’ouverture de la célébration, par le Père Guillaume. Occasion aussi, pour lui, de souligner que catholiques et protestants se devaient beaucoup les uns aux autres. Un chaleureux, émouvant et surtout lumineux portrait d’Akofala esquissé par l’une de ses petites filles a permis aux paroissiens présents de mieux connaître cette femme à la foi, la Bible, l’oecuménisme, chevillés au corps. Femme, un temps « combattue, rejetée, qui a fini par forcer l’admiration et le respect et dont la notoriété viendra de ses activités humanitaires et sociales ». Une belle personne africaine, dirait-on aujourd’hui, dont la vie vaut le détour.

J.H.