Le climat politique de notre pays exprime les impasses des choix de toute une société depuis plusieurs décennies. Comme l’exprimait le Cardinal XXIII lors de la messe en mémoire du père Hamel, assassiné cet été : « Il ne suffit pas de faire référence aux valeurs, encore faut-il les nommer », les définir et en vivre.
Ces expressions : « fais comme tu le sens », « si tu le crois », « il n’y a pas de vérité, tout se vaut », « tu es libre de penser, de faire ce que tu veux » … et bien d’autres encore font, que dans une promotion d’étudiants, trois ou quatre seulement ne trichent pas tandis que les autres s’en vantent !!!
Oui, « à l’horizon la croix se dresse … »

En regardant le Christ qui « entre librement dans sa passion », qui « rend grâce à Dieu » … En percevant le sens qu’il donne à sa mort « pour le pardon des péchés », « pour nous les hommes » … En accueillant la prophétie d’Isaïe qui nous fait comprendre de l’intérieur le mystère de sa souffrance et de sa mort :
« En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. » Isaïe 53, 4-5 Nous comprenons que la croix est, pour nous, bénédiction de Dieu qui vient rattraper (« racheter ») ce que nous avons abîmé de sa création, du don de la vie qu’il nous a fait… En nous tournant vers le Christ et en confessant ce que nous avons fait, sa miséricorde nous rejoint et nous relève, la puissance de sa résurrection ouvre un nouvel avenir à notre monde.

Guillaume Villatte,  prêtre